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18 mai 2021
Dans la presse

Saipem en pôle pour reprendre Naval Énergies

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Article Le Télégramme (18 mai 2021), écrit par Pierre Chapin et Thierry Mestayer

 

L’ACQUISITION DE L’ACTIVITÉ ÉOLIEN FLOTTANT DE NAVAL ÉNERGIES PAR LE GROUPE ITALIEN SAIPEM POURRAIT ÊTRE FINALISÉE DÈS LE MOIS DE JUIN. LE REPRENEUR ENVISAGE DE PRENDRE PART AU PROJET DE FERME PILOTE DE GROIX-BELLE-ÎLE (CI-DESSUS). PHOTO NAVAL ÉNERGIES

 

Selon les informations du Télégramme, Naval Group et Saipem sont entrés en négociations exclusives pour la reprise, par le groupe italien, de l’activité éolien flottant de Naval Énergies. À peine trois mois après l’annonce de son désengagement, Naval Group semble avoir trouvé un repreneur pour sa filiale dédiée aux énergies marines renouvelables (EMR). L’industriel français a, en effet, confirmé, ce lundi, être entré en négociations exclusives avec le Groupe italien Saipem, pour la cession de l’activité éolien de Naval Énergies. 

 

L’annonce avait fait grand bruit, et quelque peu désordre, dans le milieu des énergies marines renouvelables : le 5 février dernier, Naval Group officialisait la fin de son engagement dans les EMR, lançant le processus « d’une cessation des activités de Naval Énergies incluant la recherche d’un repreneur pour tout ou partie des activités », de cette filiale créée il y a douze ans.

 

La raison de ce désengagement ? « Ces projets ne présentent pas aujourd’hui suffisamment d’assurance de succès économique à court, moyen ou long terme pour Naval Group », arguait alors le conseil d’administration du spécialiste français de la navale de Défense. Au moment où de nombreux programmes structurants (« contrat du siècle » australien, futur porte-avions, sous-marins de troisième génération…) mobilisent toutes ses ressources, Naval Group a fait le choix de ne pas répondre aux lourds besoins d’investissements de cette filière encore émergente, et donc de ne pas accroître son exposition au risque. Se fixant même, selon des sources internes, l’objectif de boucler cette cession en trois mois. Parmi la petite poignée de candidats sérieux à la reprise, le choix de Naval Group s’est donc porté sur la compagnie italienne Saipem, créée au mitan du siècle dernier, et devenue une multinationale de plus de 32 000 salariés, présente dans une soixantaine de pays dans le monde. Saipem veut devenir un leader mondial Elle est implantée en France depuis 2002 et y a réalisé un chiffre d’affaires de 900 M€ en 2020, via ses filiales Saipem SA et Sofresid Engineering SA. Spécialisée dans l’industrie pétrolière, Saipem entend désormais profiter des potentiels de marché des énergies marines renouvelables : elle vient de créer, en avril dernier, une « business unit » dédiée aux EMR, au sein de sa division « Engineering & Construction Offshore », basée en France. L’acquisition des savoir-faire de Naval Énergies, dans le domaine de l’éolien flottant, doit lui permettre d’asseoir ses ambitions et de devenir un acteur de référence mondiale de l’éolien en mer.

 

Une trentaine de salariés seraient repris Selon une source proche du dossier, les activités de Saipem dans l’éolien flottant, après la reprise des actifs de Naval Énergies, seraient basées principalement dans sa filiale Sofresid Engineering, à Brest, où elle est déjà implantée, avec des équipes à Nantes et en Île-de-France. Autant de sites où Naval Énergies est déjà présente, ce qui faciliterait l’intégration des collaborateurs concernés, alors qu’une trentaine de salariés de Naval Énergies, sur la centaine de personnes employées par la filiale de Naval Group, se verrait proposer un poste par Saipem. Cette acquisition pourrait être finalisée d’ici au mois de juin : une issue favorable viendrait, au passage, confirmer la place de Brest et de la Bretagne, à la pointe de l’éolien flottant. D’autant que le repreneur entend participer au projet de ferme pilote de Groix-Belle-Île (56)




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